La qualité de l'eau en phosphore

Dernière mise à jour le 16/12/2016

Les « matières phosphorées » regroupent les différents composés du phosphore. Elles sont naturellement présentes dans tous les écosystèmes. Elles entrent aussi dans la composition des engrais chimiques et naturels (fumiers) et sont rejetées par les activités humaines. Elles peuvent être source de pollution pour l'eau au-delà d'un certain seuil.

L'objectif

Concernant les matières phosphorées, le principal indicateur est la concentration en phosphore total qui ne doit pas dépasser 0,2 mg/L (pour 90% des prélèvements). Cet objectif correspond à l'objectif de bon état des masses d'eau et est repris dans le SAGE de la Sèvre Nantaise.

Respect de l'objectif en 2015

En 2015, sur les 33 stations faisant l'objet d'un suivi du phosphore total :

  • 11 stations ont respecté l'objectif de 0.2 mg/L (moins de 10% des prélèvements ont dépassé le seuil de 0.2 mg/L), c'est à dire 33% des stations
  • 7 station ont présenté entre 10% et 40% de dépassements
  • 11 stations ont compté entre 40 et 80% de dépassements
  • 4 stations ont compté plus de 80% de dépassements

La carte ci-dessous présente pour chaque station le résultat obtenu pour l'année 2015 : respect de l'objectif (pastille verte) ou non respect (pastille jaune, orange ou rouge).

Vous pouvez agrandir la carte en cliquant sur le bouton en haut à droite de la carte.

En cliquant sur une station, vous pouvez afficher l'évolution depuis 2000 pour chaque objectif.

L'évolution depuis 20 ans

Le graphique ci-dessous représente la part des prélèvements dépassant ou non le seuil de 0,2 mg/L sur l'ensemble du bassin de la Sèvre Nantaise, de 1995 à 2015.

En 2015, 35% des prélèvements dépassent les 0,2 mg/l de phosphore total

L'évolution depuis 20 ans est clairement à l'amélioration puisque nous sommes passés de 95% de prélèvements ne respectant pas l'objectif en 1995 à 35% en 2015, avec une progression relativement régulière.

La proportion de dépassements est cependant trop élevée sur les 2/3 des points de mesure pour respecter l'objectif fixé par le SAGE.


Origine du phosphore

En hiver, les flux de phosphore ont trois origines : l'assainissement domestique collectif, les rejets des bâtiments d'élevage et des départs de phosphore par érosion des sols. Ce dernier paramètre est très difficile à évaluer et dépend non seulement du type de sol, de sa richesse en phosphore mais aussi de l'occupation du sol et de l'aménagement de l'espace. 

En été, la source prédominante est l'assainissement domestique collectif, l'industrie étant une source secondaire (SAGE 2005).

Effets

Dans l'eau superficielle, le phosphore est essentiel aux végétaux, mais, en trop grande quantité, il contribue principalement à modifier l’équilibre biologique des milieux aquatiques en provoquant des phénomènes d’eutrophisation.

C'est le facteur limitant du développement des algues en eau douce. A ce titre, les flux de phosphore sont problématiques en période de basses eaux, au niveau des cours d'eau et toute l'année au niveau des retenues, notamment celle du Longeron, qui sont susceptibles de stocker le phosphore dans les sédiments (SAGE 2005).

Le phosphore n’est pas suivi dans les eaux souterraines car il ne présente aucun effet nocif connu dans ce milieu.

Actions pour la reconquête de la qualité de l'eau

Retrouvez sur la page Les actions / Améliorer la qualité de l'eau, l'ensemble des actions de reconquête de la qualité de l'eau.